Non, post-traiter vos photos n'est pas tricher !

Non, post-traiter vos photos n’est pas tricher !

Si vous aussi vous voyez ou entendez régulièrement des commentaires du type « tricheur ! » ou « photoshopé ! bouuuuh ! » (notamment sur les sites de partage de photos), voici quelques éléments de réflexion sur le post-traitement et la retouche d’image.

À l’origine j’avais écrit un court paragraphe à ce sujet en-dessous de la vidéo de mon dernier tutoriel vidéo sur le développement numérique. Mais, après être tombé une fois de plus sur un commentaire de ce type sur le Web, j’ai finalement décidé d’en faire un article à part entière, tant le post-traitement continue à provoquer quelques réactions allergiques… ;)
 
Je précise que ces quelques lignes ne sont en rien des définitions gravées dans le marbre, il s’agit juste de réflexions personnelles que je partage avec vous.
Le débat est donc ouvert, mais en bonne intelligence : je vous encourage à donner votre avis dans les commentaires, mais merci d’éviter les réflexions insultantes, irrationnelles ou colériques :)

 

Développement, post-traitement ou retouche photo ?

Vous l’aurez peut-être remarqué dans le tutoriel vidéo, j’insiste sur les termes de développement photo ou post-traitement photo, plutôt que « retouche photo » : mais pourquoi donc ?
 
Parce-que pour moi cette phase de la photographie est le prolongement naturel de la prise de vue, alors que la retouche relève d’un autre type d’intervention sur l’image (j’y reviens un peu plus loin).
 

Et, n’en déplaise aux râleurs qui l’associent à de la triche, le développement ne date pas de l’ère numérique !
Il existait déjà à 100% avec la photo argentique !

 
Pour commencer, restons logiques : si vous ne développiez pas vos photos, alors vous vous retrouviez comme un âne avec des rouleaux de négatifs sur les bras… Pas évident de regarder les photos de vacances en famille dans ces conditions ;)
 
Je sais, cela semble idiot de le rappeler tellement c’est une évidence : pour obtenir le tirage papier d’une photo argentique, il n’y avait pas d’autre choix que de passer par… ? …une phase de développement. Et oui, tout est dit.
 
Certains le faisaient eux-mêmes dans leur propre laboratoire installé dans le garage, les autres payaient les services d’un photographe (qui sous-traitait le plus souvent à un laboratoire spécialisé) ou même d’un tireur professionnel (ce métier a quasiment disparu aujourd’hui).
 
À l’origine, le terme « développement » fait référence au fait qu’il fallait « agrandir » l’image, la « développer », pour passer d’un format de 24x36mm sur la pellicule à un tirage que l’on collerait dans un album ou un agrandissement posé sur la cheminée… Mais par extension, le terme s’est vu employé pour définir tout le processus, de l’agrandissement au recadrage en passant par la révélation des couleurs, des contrastes, etc.
 

Ce processus est indissociable de la prise de vue depuis l’invention de la photographie !

 

Les notes rouges symbolisent les temps d’exposition à corriger pour obtenir plus ou moins de contraste sur chaque zone sélectionnée… © Richard Avedon

Les notes rouges symbolisent les temps d’exposition à corriger pour obtenir plus ou moins de contraste sur chaque zone sélectionnée… © Richard Avedon

La preuve par l’image

Ce tirage de Richard Avedon illustre mon propos :
 
Richard Avedon (1923-2004), l’un des photographes les plus connus au monde (en particulier pour ses portraits), maîtrisait et affectionnait le développement.
 
Pour ceux qui n’ont jamais eu l’occasion de l’observer, vous pouvez le constater sur cette image : le processus de développement argentique permettait de faire des retouches localisées très précises (grâce notamment aux temps d’exposition, aux grades, aux masquages, etc.).
 
Quelle différence avec le développement numérique d’aujourd’hui ? Aucune, certains passaient de longues heures et réalisaient de nombreux tirages pour arriver au résultat idéal d’une seule photographie !
 
Il faut donc être de mauvaise foi ou avoir la mémoire courte pour ne pas reconnaître qu’il y avait bien une intervention humaine systématique, qui modifiait inévitablement l’image brute (son exposition originelle, ses couleurs, ses contrastes, …), pour passer d’un négatif sur pellicule (entre autres) à une photo sur papier, et que ce post-traitement n’était pas moins important qu’aujourd’hui avec Photoshop, Lightroom, ou tout autre logiciel de ce type…
 

OK Tonton, mais la retouche alors ?

Le terme de retouche photo implique à mon sens l’apport dans la photo d’une modification / transformation plus poussée qu’un simple développement, soit par désir de modifier / corriger la réalité, soit dans le cadre d’une démarche artistique qui transforme l’image. On perd donc bien la notion de fidélité à la réalité (aaah, les râleurs retrouvent le sourire ;) ).
 
Sauf que :
1/ ce n’est pas péjoratif en soi, au contraire j’adore la retouche :)
2/ en photo, la fidélité à la réalité est une vérité très relative !
 

La photographie est une discipline artistique, au même titre que la peinture par exemple.

 
Qui irait reprocher à un peintre de ne pas représenter fidèlement la réalité si son envie est d’en proposer sa propre interprétation ?
Personne !

Imaginez :
- Rhôôôô, bin Jojo, c’est pas bien ! Le jour où t’as peint les falaises d’Étretat, j’étais là, et je vois bien que tu triches ! Le ciel était tout blanc et on y était le matin, pas au coucher de soleil ! Il n’y avait pas autant de mouettes en vol, et comme par hasard, tu n’as pas représenté les bidochons en maillot de bain qui se vautraient juste devant ton chevalet !
- bin oui mais Lulu, c’est une interprétation artistique, je représente la scène comme j’aurais voulu la voir, car j’ai été ému par ce paysage et mon imagination s’est tout de suite enflammée, tu comprends ?
- roaâââah, ha ha, comme il s’la pète, v’là qu’il se prend pour Michel-Ange ! Moi c’que je vois, c’est que tu triches…

 
Vous voyez ce que je veux dire ? Jojo est dans une démarche artistique, et Lulu n’y comprend rien. Voilà, et bien il faut appliquer la même logique à la photographie (autre que la photographie journalistique, qui doit bien sûr, dans un soucis d’éthique, reproduire la réalité le plus fidèlement possible) : recadrer un cliché, modifier ses couleurs, ajouter ou retirer des éléments graphiques, …, sont caractéristiques d’une démarche artistique.
 

Un photographe fait toujours des choix

 

Vue sur la Tadrart depuis les dunes de Moul n'Aga, Sahara, Algérie (avec filtre cokin couleur tabac) © Clément Racineux / Tonton Photo

Un jour sur un salon, une dame m’a accusé de tricher sur le ciel de cette photo. Elle était déjà allé au Sahara, et non non non, elle n’avait jamais vu un ciel pareil. J’ai essayé de lui expliquer que j’avais mis un filtre devant mon objectif à la prise de vue, qu’il s’agissait d’une démarche artistique et non documentaire, mais rien n’y a fait, pour elle j’étais un tricheur impardonnable ;)
Le problème ne se pose donc pas qu’au niveau du post-traitement…
(© Clément Racineux / Tonton Photo)

N’oublions pas qu’avant-même la phase de développement, chaque photographe fait des choix dans chacune de ses compositions, pendant la prise de vue, ce qui implique obligatoirement une interprétation de la réalité.

 
Pour commencer, il peut choisir de ne pas photographier une scène, ce qui constitue déjà une interprétation de la réalité. Si, si.
 
Il peut aussi choisir de ne pas inclure dans le cadrage certains éléments d’une scène, de déformer les perspectives avec un grand angle, ou encore de sur-exposer volontairement…
 
La prise de vue est donc déjà une interprétation non fidèle à la réalité, voire une déformation… même dans le photo-journalisme, qu’on le veuille ou non ! Pas besoin d’attendre le post-traitement pour altérer la réalité…
 

Ceci dit, les râleurs n’ont pas complètement tort…

Vous voyez, on va finir par s’entendre ;)
Là où les râleurs n’ont pas tout à fait tort, c’est qu’un certain nombre de personnes, maîtrisant mal le développement numérique, abusent totalement des outils de post-traitement.
 
On retrouve ainsi à tort et à travers des ciels orageux plus chargés que dans un film-catastrophe américain, une mer tellement bleu fluo qu’on en a mal aux yeux, des portraits tellement retouchés que l’on confondrait presque le visage d’une jeune fille avec celui de Silvio Berlusconi, etc, etc…
 
Par ailleurs, certaines applications pour smartphones tendent aujourd’hui à renforcer ce phénomène. Prenez Instagram par exemple. J’adore cette appli. Une des raisons de son succès est qu’il y est très facile d’appliquer des effets visuels en tous genres sur chacune de nos photos. Mais du coup, certains ont tendance à croire que n’importe quel cliché sans intérêt retouché avec Instagram devient une belle image.
 
La retouche, même à trop forte dose, ne change pas une photo ratée en une jolie photo. Elle peut même l’enlaidir !
 
Cependant, ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. D’une part c’est criminel, et d’autre part ce n’est pas parce-que certains abusent de la retouche que toutes les photos retouchées doivent être discréditées.
De même ce n’est pas parce-que certains hommes politiques magouillent et mentent que tous les hommes politiques sont discrédités. Ah… euh… bin si en fait, autant pour moi… mauvais exemple. Bref. J’espère que vous m’avez compris ;)
 

En conclusion

Vous l’aurez compris, la conclusion est qu’il ne faut pas tomber dans l’excès :
 
> ne pas sur-toucher ou sur-développer une photo au risque de la dénaturer et de tomber dans un excès visuel de mauvais goût.
 
> Ne pas oublier qu’outre son aspect technique, la photo reste une discipline artistique. Et comme dans toute discipline artistique, il est difficile d’expliquer pourquoi on est touché par le travail d’une personne et non par celui d’une autre. C’est ainsi, et ce n’est surtout pas une raison pour épancher sa mauvaise humeur en profitant de l’anonymat des commentaires sur Internet.
 
> Ne pas oublier que tous ces outils de développement & retouche ne vous dispensent pas de soigner vos cadrages et compositions à chaque prise de vue. Cela reste l’unique moyen de faire une bonne photo :) .
 

Personnellement, je prends autant de plaisir à prendre des photos qu’à les développer ou les retoucher, et je vous encourage à essayer de post-traiter vos images !

 

Qu’en pensez-vous ? Faites-vous partie des sceptiques ou bien êtes-vous convaincus qu’un développement raisonné est indispensable à vos photos ?

Dites-le moi tout de suite dans les commentaires !

(Requêtes ayant mené à cet article)
  • je veux traiter des photos

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55 commentaires... et vous ?

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  1. ludiphoto dit :

    Pour moi c’est indispensable, c’est même la moitié du travail. Ne pas traiter mes photos c’est purement impensable. Mon imagination et mon point de vue sont dans chacun de mes traitements. Et ce qui est formidable c’est que si on donne une photo à 10 photographes, on aura 10 traitements différents. Pourtant la photo c’est la même pour tout le monde, mais chacun aura sa vision. Moi je trouve que c’est magique tout autant que la prise de vue.
    Le dernier article de ludiphoto : Shooting studio photoMy Profile

  2. Bonjour,
    oh oui, moi aussi je suis déjà convaincu qu’un « développement raisonné » est indispensable à nos photos, absolument.

    Et je n’aime pas du tout donner un Jpeg brut en urgence (je peux quand même, car je shoote en RAW + JPEG, par sécurité, car je ne peux pas traiter 2000 photos en une soirée, lol).

    Bravo pour cet article plein de bon sens, qui remet les choses à leur place, en leur associant un nom sans ambiguïté et bien explicité, et en brossant au préalable un bref historique qui permet de mieux comprendre.

    100% d’accord : développemet et post-traitement, oui. En abuser : non.

    Je m’explique :
    - Oui, je travaille avec plaisir sur un RAW 14 bits pour essayer d’en tirer le meilleur par un développement numérique.
    - Oui, je peux parfois supprimer un bouton ou deux sur un visage, ou un mégot de cigarette par terre quand il est aux pieds du modèle, et trop visible.
    - Non, je n’utiliserai pas Photoshop pour rajouter 30cm de jambes à un modèle, ou transformer une poitrine 85A en 110F… parce-que c’est tout sauf de la photo ! Je laisse ça aux gamins, ou à ceux qui sont bourrés et qui voudraient délirer, lol.

    Je suis content quand j’ai pu communiquer la vision, ou l’ambiance (et parfois l’émotion) que j’avais ressentis lors de la prise de vue.
    Devant certaines scènes (ciels, paysages), je me dis parfois que je suis heureux de pouvoir essayer de restituer en photographie ce que je suis incapable de peindre ou de dessiner, nullissime que je suis dans ces deux disciplines… (mais je n’ai pas dit que je maîtrisais déjà la photo non plus, hein ! Y a encore du boulot…)

    Merci à Tonton Photo pour cet excellent site, il faut continuer à nous éclairer ;-)

  3. didier dit :

    Très bon article, plein de bon sens.
    C’est rarement les outils qui sont mauvais, mais plutôt l’utilisation qu’on en fait.

  4. Bucquet dit :

    Bonjour Tonton ! :)
    J’apprécie énormément votre démarche.
    Je vous encourage à rester ouvert d’esprit, d’autant plus que vos conseils sont très précieux.
    Merci de partager vos idées et votre savoir-faire.
    Alexandre.

  5. Aline L. dit :

    Bonsoir,
    Un article très intéressant et vrai… c’est tjrs un débat cette question…
    Je rejoins Constantin, je débute dans PS mais seulement pour améliorer un visage en restant dans le naturel de la personne.
    Nous sommes des photographes avant tout et non des retoucheurs professionnels…
    bonne soirée
    Le dernier article de Aline L. : de la sensualité…My Profile

  6. Tsitsi dit :

    Etant novice dans le domaine de la photographie, j’ai pu quand même constater que les articles de Tonton Photo sont tous plein de bon sens, et ce dernier le prouve.

    Etant utilisateur de Photoshop depuis pas mal de temps, retoucher une image n’est pas du tout l’équivalence d’un post-traitement mais il faut avouer aussi que chacun prend le sens qu’il veut.

  7. Samir dit :

    Ah un article interessant qui rejoint ma vision !!

    Je dirais même que le post-traitement est pour moi un moyen de « Prendre la confiance » et de se motiver à progresser, on se rend compte qu’en passant un peu de temps à retoucher et développer son image on peut très vite obtenir des images de qualité !

    Par contre c’est vrai que d’abuser de la post-production ou retouche peut vite dénaturer l’image mais cela peut aussi devenir un style, il ne faut pas forcément fermer la porte à ce genre de technique mais à mon avis ce n’est plus vraiment de la photographie…

    Enfin il faut quand même dire que Lightroom est une application géniale qui facilite grandement la post-production ;)
    Le dernier article de Samir : Découvrez 15 photos GENIALES de tasses de café et comment elles peuvent vous faire progresser !My Profile

    • Tonton Photo dit :

      Merci Samir pour ce retour. En effet avec un peu d’expérience, le post-traitement peut donner confiance en soi car on apprend à ressentir dès la prise de vue tout le potentiel que l’on pourra révéler au développement.
      Sympa ton dernier article, je suis justement en train de préparer un tutoriel dans cet esprit… ;)

  8. martinet34 dit :

    Bonjour Tonton.
    Un article très bien fait et qui montre l’importance du dosage du post-traitement, ni trop ni pas assez, juste comme je l’aime…
    Merci pour votre partage
    Bonne fin de WE.
    Martinet34

  9. Yougli dit :

    Je me souviens de l’excellent documentaire sur James Nachtway (« War photographer »). JN est ce qu’on appelle un « Straight photographer », c’est à dire que les retouches et autres « artifices » sont réduits à leur strict minimum dans sa démarche artistique… et dans ce reportage on le voyait travailler avec un « développeur » sur un agrandissement comme on rêverait tous d’en faire… comme quoi, même les plus « straights » en sont passés par là.
    C’était il y a longtemps, avant l’ère du numérique. Même si je ne suis pas fan des effets et autres retouches, j’avoue tomber dans piège souvent et, faisant de la photo de concert depuis peu, dans des conditions d’urgence et de lumière difficiles, c’est parfois pas mal de désaturer quelques clichés, passer en N&B, etc… J’ai même dans l’idée de faire un stage de retouche / maîtrise du numérique (je viens de la diapo, et je suis lent à évoluer :) ), comme quoi, tout arrive !

    • Tonton Photo dit :

      Merci Yougli pour ce commentaire intéressant. Cet exemple illustre parfaitement cet article et rejoint l’exemple de Richard Avedon. Ce processus était tout à fait commun. L’idée d’un stage de retouche est en effet une bonne idée pour maîtriser au mieux tes images :)

  10. marcopolo76 dit :

    Je considère la retouche comme « un mal nécessaire » qui sert uniquement à l’amélioration de ce que j’ai vu au départ et que l’appareil photo ne restitue pas parfaitement. Je suis donc davantage dans la recherche des ambiances et des lumières véritables sans violer des territoires inconnus en essayant d’en faire ainsi une image harmonieuse et conforme à ma perception…
    Actuellement je tente de me lancer à la frontière entre la photo et la peinture, entre le réel et le rêve…
    Amicalement,
    Marco

  11. Pixels Shot dit :

    Je partage entièrement votre analyse. J’ai mis longtemps à vouloir utiliser un logiciel de retouche. Mon fils m’a « poussé » à me mettre à Lightroom (vous aussi par votre tutoriel).
    Je regrette une chose, c’est de ne pas l’avoir fait plus tôt. Il est vrai qu’un certain nombre d’artifices de retouche me déplaisaient, en particulier le HDR utilisé de façon outrancière.
    Je pense que la retouche doit être une solution pour transformer une photo telle qu’on l’a ressentie lors de la prise de vue. Rien de plus, sinon on risque de tomber dans l’infographisme, ce qui est tout autre chose.

  12. Trapfocus dit :

    Bonjour,

    permettez-moi de vous dire au risque de vous choquer, que je trouve cet article scandaleusement pertinent et odieusement rafraîchissant.
    De plus l’ensemble de votre site est éhontément bien foutu, et outrageusement pédagogique.
    Vous avez désormais un suiveur de plus en la personne de moi :-)

    Bien à vous,

    Nico

    • Tonton Photo dit :

      Merci Trapfocus pour ce message très sympathique ! C’est très touchant de recevoir des messages d’encouragement ! Ce blog me demande beaucoup de temps de travail en parallèle de mon vrai travail, et vos messages m’encouragent à continuer le partage d’infos avec des passionnés comme vous !

  13. Maeva dit :

    Super tuto, très clair et instructif.
    Merci et bonne continuation d’une Bretonne ;)

  14. Destal dit :

    Pour moi c’est un sujet vraiment complexe. Je trouve que la différence entre une photo non-modifiée et une photo modifiée est carrément un changement d’art.

    D’un côté on a la volonté d’immortaliser une scène exactement comme elle a eu lieu.

    De l’autre le but est d’obtenir un résultat final et la photo n’est qu’une matière comme une autre, servant dans un processus de création.

    Le problème, c’est que le premier cas est impossible. Premièrement car tout ceci reste de la mécanique et de l’optique, et donc il y a une marge d’erreur purement matérielle qui fait que jamais un appareil photo ne pourra capturer exactement la vraie vie, encore moins avec des APN où l’image n’est plus qu’une suite de chiffres et de lettres. Et ensuite, comme tu l’as dit, le développement en lui-même est une étape qui nécessite une intervention humaine qui ne peut pas être sans conséquence.

    Bref il y a trop de paramètres entre la scène telle qu’elle est vue et la photo finale sur un morceau de papier.

    Du coup à la limite les photos retouchées existent pour ce qu’elles sont, alors que les photos se voulant fidèles à une réalité ne font que s’en approcher et sont donc toujours approximatives (même si évidemment ça reste infime).

  15. Vanona dit :

    connaissez-vous l’expression plus vrai que nature???

  16. Nimbus dit :

    Petite aparté :
    Comment suis-je arrivé ici ? C’est très simple, il y a deux heures, je ne connaissais pas ce blog. Je cherchais de l’info sur Youtube concernant l’usage de Lightroom (en français) et suis tombé sur la vidéo de Tonton Photo. Et finalement me voici arrivé sur son excellent blog.

    En deux mots j’ai 40 ans d’argentique derrière moi, et à l’âge de 60 ans j’ai décidé de passer au numérique ; mais tout n’est pas aussi simple car ce sont deux mondes biens différents, mais liés entre-eux par la passion photographique. Je dois réapprendre la manipulation d’un nouvel APN, ainsi que le développement numérique.

    Pourquoi le développement numérique ? Tout simplement parce-que lorsque je pratiquais l’argentique dans mes phases N&B, je prolongeais la prise de vue par un développement de mes photos, et là j’avais enfin le sentiment d’avoir le contrôle complet de ma photo. Attention, je n’ai pas dit que je pratiquais le photomontage pour autant ; et je n’ai d’ailleurs rien contre ceux qui le pratiquent, chacun vit sa vie comme il entend, du moment qu’il respecte l’autre.
    À mon sens le numérique va pouvoir me permettre de finaliser mes photos, tant N&B que couleurs cette fois.

    Nous serons en accord total, quand je dis que la photographie qu’elle soit argentique ou numérique est faite de choix ! …Pour la prise de vue c’est le choix du matos, choix des réglages du matos, choix du cadrage, choix du sujet, choix… Vient immanquablement ensuite le développement, et à nouveau peu importe qu’il soit argentique ou numérique, de nouveaux des choix vont s’opérer, choix du matos, choix des réglages du matos, choix du recadrage, choix de l’interprétation personnelle finale, choix…

    Tout cela implique au final une interprétation personnelle (art) du sujet photographié, et le résultat en est finalement la transposition de la réalité que se fait le photographe du sujet.
    Personne ne peut aller contre cela !

    Merci à Tonton Photo pour ses bons conseils et son formidable blog.

    N.B. : de nos jours, où le temps c’est de l’argent et où tout est pognon, il est assez rare de trouver des gens qui s’investissent autant dans une cause bénévole, juste pour le plaisir de donner aux autres et de partager avec.
    Tonton Photo que je ne connais pas et inversement, est l’une de ces personnes.

    • Tonton Photo dit :

      Bonjour Nimbus, et merci pour ce long commentaire qui me fait chaud au coeur :)

      Merci aussi pour ton retour d’expérience après tant d’années de photo argentique. C’est intéressant de voir que tu corrobores mes propos, non seulement sur la phase de développement mais également sur le fait que le photographe propose inexorablement une interprétation de la réalité avant même d’appuyer sur le déclencheur, lorsqu’il choisit son matériel ou qu’il compose son cadrage…

  17. Skalp dit :

    Etant débutant, j’ai vu tout de suite la différence avec et sans post-traitement, et je te dirais que je suis également pour le post traitement. Mais si j’avais juste une remarque à te faire c’est que j’aurais aimé que tu puisses citer quelques logiciels de post traitement :-) sinon rien à redire sur ton article

    a +

  18. Thibaut dit :

    Bonsoir Tonton! ;)
    Tout d’abord, tu viens de gagner un fan ce soir, je me baladais sur le net ce soir à la recherche d’inspiration photographique, et je me retrouve à flâner depuis une heure sur ton site! Voilà le genre de site que je cherchais depuis un bout de temps : convivial, pas centré uniquement sur la technique, épuré… Bref, j’adore!

    Par rapport à cet article, j’utilise de mon côté une métaphore qui marche plutôt bien vis à vis des critiques du post-traitement : je compare le photographe à un cuisinier, et le post-traitement à l’assaisonnement… Je tente de leur expliquer que le post-traitement est là pour « relever » la photo. Le photographe comme le cuisinier doit faire la grande majorité de son travail lors de la prise de vue, avant l’assaisonnement. Si celle-ci est ratée (cadrage, angle, …) le post-traitement n’y pourra rien…
    Et comme l’assaisonnement, le post-traitement est quelque chose de subjectif qui ne mettra jamais tout le monde d’accord.

    Ton site fait maintenant de mes favoris, alors à bientôt!! ;)
    Signé : un jeune photographe autodidacte :)
    Le dernier article de Thibaut : Sortie Photo : Rennes by NightMy Profile

  19. Fabrice dit :

    Bonjour tout le monde.

    Je suis un ancien tireur filtreur (oui je sais ça n’existe plus…) et la retouche photo a effectivement toujours existé. Je ne compte plus les heures que j’ai passé à masquer sous l’agrandisseur…
    Mes clients étaient des artistes, dont la photo était le support, avec une vision subjective de leur cliché, exclusivement en noir et blanc. les consignes de développement étaient les leurs, et bien souvent le tirage final était assez différent du négatif.
    A cette époque, on parlait de démarche artistique…maintenant on parle de triche…
    Je serai toujours plus admiratif d’une photo retouchée mais qui m’interpelle, qu’un brut qui m’indiffère.

    PS: bravo pour ce blog ;-)

  20. Anh-Tuan LE dit :

    « des portraits tellement retouchés que l’on confondrait presque le visage d’une jeune fille avec celui de Silvio Berlusconi, etc, etc… »

    « Cependant, ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. D’une part c’est criminel,… »

    J’adore! Personnellement, j’aime pas retoucher et dénaturer plus qu’il est distingable à l’oeil nu des photos qui deviennent des images retouchées/illustrées… C’est un peu comme tout, c’est à faire avec modération à mon avis, pas d’excès en aucun cas comme c’est dit en conclusion.

    Avec ma modeste connaissance aussi en la matière, je me limite à des corrections de base pour enjoliver et donner du punch subtilement et légèrement autant que faire se peut avant de montrer sur le web et/ou imprimer/agrandir sur papier. Merci encore pour cet article fort intéressant.
    Le dernier article de Anh-Tuan LE : Verre coloréMy Profile

  21. Malena dit :

    Voilà, je recherche depuis longtemps des conseils, je fais de la photo, et j’étais déjà venue sur votre site plusieurs fois, vos conseils sont super utiles haha?.. J’ai maintenant besoin d’un conseil qui ne figure pas (encore) ici, et j’ai beau chercher sur Youtube, partout, je ne trouve pas de solution… Voilà, certaines photos ont une ambiance chaude, grâce aux halos de lumière orangée, je ne sais pas comment les appeler. J’aimerai beaucoup apprendre la technique qui me permettrait de donner cet effet à mes photos… Je ne sais pas si c’est clair, je vais donc mettre un lien vers la photo sur la page d’un ami.
    https://www.facebook.com/photo.php?fbid=830883453595116&set=ms.830435230306605.830435233639938.830869456929849.830883453595116.831361463547315.831384690211659.bps.a.820045711345557&type=1&theater

    Ou alors ceci : https://www.facebook.com/109954539110144/photos/a.270681479704115.50369.109954539110144/491830537589207/?type=1&theater .

    Entre parenthèses voici ma page personnelle si vous voulez bien venir jeter un coup d’oeil, je sais c’est basique et sans réelle originalité mais je débute, j’aimerai vraiment apprendre.
    https://www.facebook.com/pages/Shoot-It-Mah-Photos/341023709360873?fref=ts

    Vraiment ça me toucherait que vous alliez regarder, et surtout si possible répondre à ma question! Merci d’avance ! (Pouvez vous répondre en message privé sur ma page facebook? J’ai peur de ne pas être avertie !)

  22. tom dit :

    Entièrement d’accord avec tonton! Tout d’abord, je voulais dire que je suis tombé sur ce site tout à fait par hasard. Je cherchais un tuto sur les bokeh. Je me suis donc baladé sur ce site (que je trouve très complet, simple, avec de jolies interfaces tout plein ^^) et je souhaitais réagir à cet article.
    C’est une manière d’aborder la photo en tant que medium artistique. Il est, en effet, évident et naturel de maîtriser les outils permettant d’améliorer un travail photographique. Et j’avoue que la diabolisation du post-traitement et même de la retouche en photo est quelque chose qui me déplais souverainement! C’est un peu comme remettre en question l’authenticité d’un groupe ou d’un artiste en condamnant l’aspect « marketing » de sa musique. Genre Stromae qui a su détourner l’aspect « produit commercial » du marketing en musique en se créant un personnage racé, graphique et assez unique en son genre.
    Bon je me perd un peu, mais Il sagit d’un choix. J’appuie complètement l’association de la peinture et de la photographie comme exemple. D’ailleurs, pourquoi ne pas traiter les photographes Pierre & Gilles de tricheur dans ce cas? Car l’un prend les photos, et l’autre intervient par la suite en peignant par dessus, leur conférant un style unique et très reconnaissable. Ou bien même la photographe Désirée Dolron et ses portraits absolument sublimes qui subissent pourtant un important travail de post-traitement.
    Je crois également que beaucoup des « râleurs » qui s’opposent de manière virulente à la manipulation des images met quelque part en exergue leur probable ignorance technique en post-traitement. La violence est souvent le fruit d’une frustration ;)
    Et merci encore pour ce visuel (extrait d’une planche contact?) de l’immense Richard Avedon qui nous montre que lui aussi intégrait cette dimension avec sensibilité et subtilité.
    Merci encore et bonne continuation!

  23. tom dit :

    Oh! Et je voulais aussi citer comme exemple la photo « The two ways of life » (1857) du photographe Oscar g. Rejlander qui marque le début du composite et de la « retouche » photo. Nous ne sommes pourtant qu’ en 1857, la photo n’existe que depuis peu de temps, ce qui tend à démontrer que la prise de vue et le post-traitement sont un binôme indissociable!

    • Tonton Photo dit :

      Merci pour votre commentaire qui complète bien l’article. Effectivement, la violence, même verbale, est généralement l’expression d’une frustration ;)

      Les exemples de Pierre et Gilles et de Désirée Dolron (j’adore !) sont très bons.

      Enfin, merci pour votre remarque sur Oscar G. Rejlander, je ne connaissais pas. Je suis allé me renseigner, c’est passionnant. Pour la photo dont vous parlez, the two ways of life, il lui a fallu combiner 32 négatifs, ce qui lui a pris 6 semaines de travail ! Le résultat est incroyable quand on pense que cela s’est passé il y a… 157 ans. Merci pour cette belle découverte ;)

  24. [...] ses fichiers n’est pas tricher ! J’ai lu récemment un excellent article à ce sujet (clic sur lien bleu pour y [...]

  25. Ray dit :

    J’ai découvert hier seulement cet excellent blog en voulant m’informer sur un autre sujet que le post-traitement. Mais curieux de nature et appréciant le ton employé j’ai voulu « fouiller » dans les anciens articles.
    Et, oh surprise ! l’onglet « par où commencer » me conduit à cet article qui décrit exactement ma position quant au post-traitement.
    Je voulais simplement rajouter pour les non-convaincus :
    1) pour ceux qui ne font que du JPEG, lorsque vous appuyez sur le déclencheur, vous faites du post traitement. Il est automatisé par votre APN mais il est effectué. Et vous changez vous même les paramètres de votre post traitement en saturant ou désaturant les tons, en modifiant les EV et aussi au travers de la balance des blancs.
    Si vous ne touchez jamais ces réglages, sachez que votre appareil est pré-réglé en usine pour vous Donner des JPEG claquant.
    Et si vous utilisez les modes scènes c’est encore l’appareil qui prend en charge automatiquement la modification des paramètres de votre post-traitement.
    Il n’existe aucune photo JPEG non post traité même à la sortie de votre APN car un JPEG c’est la photo traité par votre APN à partir des informations brutes (RAW) du capteur.
    2) si vous shootez en RAW et que vous êtes contre le post-traitement et que par voie de conséquence vous ne développez pas vos fichiers je pense que vous n’avez pas bien saisi l’utilité du format RAW qui de toutes manières est inexploitable s’il est laissé en l’état.
    Pour Tonton Photo, Bravo et merci de partager. Tu as un fan supplémentaire

  26. Laure dit :

    Bonjour
    Et merci pour l’ensemble du site qui est vraiment très instructif, même quand on a des années de photo derrière soi. J’ai fait de l’argentique, j’ai tiré mes photos et j’ai dû me résigner à passer au numérique… Pas facile. La preuve, je découvre seulement grâce à vous Lightroom. Et grâce aux commentaires, ce comprends ce qu’il faut savoir sur les formats jpeg et raw…
    Une chose me déroute : une photo prise « en N&B » avec mon hybride (Lumix), quand elle est versée dans Lightroom, elle sort en couleur, et quelles couleurs!!
    Je n’ai donc aucun autre choix pour faire du N&B que je traite de bout en bout?
    J’ai beaucoup apprécié le tuto Lightroom… Un petit supplément spécial pour les gens qui ne font que du N&B serait vraiment bienvenu!
    Bravo et merci pour le partage de toute cette expérience.
    Laure

    • Tonton Photo dit :

      Merci Laure pour ce commenctaire. Je ne comprends pas bien : quand vous prenez une photo en N&B sur votre Lumix, elle sort bien en N&B sur l’écran de l’appareil, mais en couleur une fois ouverte dans Lightroom, c’est bien ça ? C’est très curieux ;)
      De toute façon le meilleur moyen de faire des beaux noir-et-blancs est effectivement de photographier en couleur puis de passer en N&B au post-traitement. J’en parle justement ici : Quelle est la meilleure façon de faire une photo en noir-et-blanc : en direct ou au post-traitement ? (avec un lien vers le tutoriel de développement en N&B).

      • Alex dit :

        Si tu shootes en raw c’est normal que les couleurs reviennent sur Lightroom, les raw n’enregistrent pas les traitements indiqués dans le boitier et LR ne peut donc pas savoir que ce traitement a été appliqué à la prise de vue.

  27. [...]   Finalement, il nous arrive souvent de rencontrer des photographes qui sont mal à l‘aise avec l‘idée d‘avoir à traiter leurs images. Cela leur semble être une tricherie ou un acte d‘imposture. Il n‘est pas rare de voir sur les forums ou les divers réseaux sociaux, des commentaires négatifs quant au concept même de traitement des images. Peut-être que vous-même êtes indécis sur la position à prendre à ce sujet. Si tel est le cas, je vous invite donc à lire l‘excellent article de Tonton Photo, un blogue provenant de l‘Hexagone et qui aborde franchement et positivement ce sujet. L‘article a le mérite de bien poser la question et d‘offrir bien des réponses intéressantes À lire ici : http://tontonphoto.fr/post-traiter-photos-pas-tricher/ [...]

  28. Christophe B. dit :

    Le post-traitement est nécessaire simplement parce qu’un appareil photo, quel qu’il soit, est un outil qui a ses propres limites techniques et qui, en association, avec les limites de ses optiques modifient la réalité telle que nous la percevons. Le simple fait que l’œil humain soit capable de mieux s’adapter aux différences d’exposition qu’un appareil photo, même très professionnel, notamment face à des scènes fort contrastées, oblige le photographe à devoir retoucher ses photos afin de se rapprocher telle qu’elle était perçue par l’œil.
    Photographier, c’est cadrer, et cette opération est déjà une tricherie en soi.
    Photographier, c’est choisir de privilégier une exposition pour mettre en évidence une partie de celle-ci (en général le sujet), et c’est aussi une tricherie en soi. Seules les scènes à faible contraste qui rentrent dans la dynamique de l’appareil que nous manipulons pourraient être prises de sorte que le résultat se rapproche de la réalité sans manipulations. En effet, un œil humain ne perçoit pas les ombres comme les perçoit un appareil photo. Elles sont généralement perçues plus dures par l’appareil photo. Utiliser le résultat brut de l’appareil est donc aussi une tricherie en soi.
    En plus, un photographe peut techniquement commettre des erreurs lors de la prise de vue, notamment sur l’exposition et sur la balance des blancs. Et les couleurs d’un appareil photo ne sont pas exactement fidèles de la réalité. On espère simplement qu’il s’en rapproche le plus possible. Le résultat sera toujours différent de la réalité perçue. Est-ce qu’une photo même bien exposée est fidèle à la réalité? J’aurais tendance à dire que quelle que soit l’exposition appliquée, une photo n’est jamais parfaitement fidèle à la réalité.
    Dès lors, une photo brute est une tricherie par rapport à la réalité.
    Rien que pour ces raisons, sans encore parler des raisons artistiques, le post traitement est nécessaire pour corriger les erreurs inhérentes à l’appareil photographique, et aussi aux « erreurs » commises lors de la prise de vue.
    C’est quand j’ai compris ce que je viens d’exposer que j’ai commencé à post traiter mes photos.
    Finalement, faire du post-traitement ou pas n’est qu’une question de goût.

    • Tonton Photo dit :

      Merci Christophe pour ce long commentaire ! Nous sommes d’accord, rien qu’à lui tout seul, le cadrage représente une altération de la réalité… et ce n’est que le début de l’acte photographique ;)

      • Alex dit :

        De toute façon, aucune photo n’est vraiment « brut ». Comme Ray le précise au-dessus, que ce soit des tirages papier issus d’une pellicule ou un .jpg issu d’un .raw, il a fallu un traitement pour que ce que l’appareil a enregistré devienne une image.
        En ce qui concerne la retouche, tout dépend à quel niveau on la pousse. Pour faire un rapprochement avec le commentaire suivant de Siberio, qu’on connaisse les bases de la photo et qu’on ait un bon appareil ne changera rien si on a dans notre cadre un élément indésirable (style poteau électrique ou arbre gênant, tag disgracieux sur un mur etc…on peut toujours déplanter le poteau ou l’arbre ou nettoyer le tag avant de faire la photo, mais ça va nécessiter un sacré travail lol). La « réalité » est telle qu’on n’est pas toujours capable de faire la photo que l’on désire, si bon que soit notre appareil ou notre technique. Quand on peint un portrait, on choisit de peindre les boutons et les grains de beauté…ou pas. Ou même d’en rajouter. La retouche donne aux photographes cette possibilité également.

  29. Siberio dit :

    Si vous voulez donner votre point de vu sur une image de la réalité, alors faites de la peinture, ou du dessein. La photographie n’est pas un art en soi. Si vous avez un bon appareil et que vous maitrisez les principes de base la technique de la photographie, vous n’avez pas à retoucher vos photos pour qu’elles paraîssent plus belles.

  30. Hervé dit :

    Bonjour

    je possède un Nikon D5000 + 18-105 mm et j’en suis super content
    je pars à NewYork en Juin 2916 et on m’a dit que pour l’architecture « gratteciel » il serait bon davoir un UGA
    est ce indispensable ?
    j’hésite entre un Tokina 12-24 et un Nikor 1024 ?
    un avis ??

    Merci

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